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| Présentation |
| Bonjour, je m'appelle Brice Depasse. J'écris et je réalise chaque semaine "La Story" sur Nostalgie, séquence que je vous propose de retrouver sur ce blog agrémenté de mes souvenirs (et pourquoi pas des vôtres dans la rubrique "commentaires").
Vous pouvez également découvrir en bonus les résumix, présentation d'un album légendaire en six minutes. |
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| 31-07-2005 |
AND THEN THERE WERE THREE |
Succéder au "Seconds out" n'était pas rien. On n'a pas compris grand chose au titre à l'époque. Il a fallu qu'on nous explique que le guitariste Steve Hackett qui jouait encore sur le live s'était barré. Ce n'était pas la seule surprise de ce nouvel album car si l'inspiration était toujours du même tonneau que celui de "A trick of the tail" et "Wind and wuthering", il y avait quelque chose de nouveau : un tube. Entendre Genesis à la radio pendant la journée et le voir grimper au hit parade, c'était carrément de la science-fiction. On était loin de s'imaginer que cela allait devenir monnaie courante dans les années 80. |
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31-07-2005, 18:55:02 Brice
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CHINATOWN |
Pourquoi Thin Lizzy tombe-t-il dans l'oubli ? La mort prématurée de son leader Phil Lynott, n'a pas transformé ce groupe en icône alors que de son vivant il remportait un succès considérable. Si "Live and dangerous" reste le plus grand classique de Thin Lizzy, je reste marqué par Chinatown, un album dont j'ai usé les sillons. Gary Moore et Brian Robertson ne font déjà plus partie du groupe à ce moment et pourtant le disque fait plus que tenir la route. En parlant de route, Thin Lizzy était une infatigable machine à concerts toujours en tournée. Une musique musclée, des mélodies vocales imparables, la voix chaude et soul de Phil Lynott et les plus grands guitar hero de Grande-Bretagne et d'Irlande, ai-je bien résumé Thin Lizzy ? |
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31-07-2005, 18:41:08 Brice
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SABBATH BLOODY SABBATH |
Dans un dossier publié il y a 25 ans sur le hard rock, un journaliste de Rock & Folk écrivait qu'Ozzy Ozbourne hurlait comme un enmuré vivant. Cela vous fera tous sourire vu la production glauque, gothique et pléthorique du rock actuel. "Sabbath bloody sabbath" est paru il y a trente ans. C'est le disque de la maturité pour le quatuor britannique. Après avoir donné de la grosse artillerie sur ses quatre premiers albums, Black Sabbath affine un peu son propos et livre son meilleur LP. Sa musique s'est considérablement affinée (pour preuve la ballade accoustique guitare-piano-clavecin "Fluff"). On est encore loin des pitreries qui feront d'Ozzy une star mondiale du rock et du mauvais goût dans les années 80 et encore plus loin des "Osbournes". Il m'est arrivé à cette époque de me retrouver au deuxième rang lors d'un de ses concerts et je peux vous dire que cet homme avait du charisme, un réel plaisir à chanter et à donner du plaisir au public. |
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31-07-2005, 18:26:09 Brice
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| 30-07-2005 |
POLNAREFF'S |
Sorti la même année que le Tarkus d'ELP, Hunky Dory de Bowie ou le Fragile de Yes, Polnareff livre à la France l'album le plus déjanté, artistique, génial et pop de sa génération. Il ne fait pas de doute que Michel carbure au même combustible que ses copains anglais et même Gainsbourg ne peut encore le suivre sur les chemins escarpés de ses "Voyages" ou de ses "rêves d'ordinateur" (nous ne sommes qu'en 1971 !). On frôle ici le génie le plus absolu du début à la fin. Entrant de plein pied dans les années 70, Polnareff ne fait aucune concession au public, aucun effort commercial et laisse l'auditeur pantois devant autant de trouvailles sonores et autant de visions futuristes ("Qui a tué grand-maman", "Le désert n'est plus en Afrique"). Je ne me suis jamais lassé de cet album magique : une pure merveille à posséder absolument. |
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30-07-2005, 23:51:57 Brice
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HIGHWAY 61 REVISITED |
Un des meilleurs albums de Dylan. Le deuxième 33 tours électrifié de sa carrière. Like a rolling stone ("How does it feel to be on your own"). Sans jamais avoir éprouvé de passion pour lui, je dois dire que Dylan m'a toujours agréablement accompagné depuis ma jeunesse. La lecture _récente_ du premier tome de ses mémoires m'a ouvert d'autres horizons, je l'avoue sans peine. Cfr "Lire est un plaisir" accès via mes liens. Pour les amateurs et pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'Artisan du folk, voici cinq séquences podcast made in Nostalgie (ils sont forts ces gens-là, quand même). |
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30-07-2005, 14:07:01 Brice
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| 28-07-2005 |
WIND & WUTHERING |
C'est après avoir contracté le virus SECONDS OUT que j'ai placé sur ma platine ce second album de Genesis de l' "Ère Phil Collins". Beauté triste typiquement anglaise, c'est toujours la même ambiance que sur le légendaire "Selling England by the pound". Sauf que cela chante plus, beaucoup plus, et que la mélodie commence à prendre le pas sur l'instrumental. Le résultat est superbe, captivant et aérien (écoutez le long morceau "One for the vine" pour vous en convaincre). Un de mes albums préférés de cette décennie (oui, je sais, cela en fait un bon millier !!). |
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28-07-2005, 12:48:08 Brice
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PET SOUNDS |
Littéralement : sons d'animaux. Paru en 1966, cet album des Beach Boys est un des classiques absolus du rock'n'roll, initiateur du genre "le rock ce n'est pas de la chansonette". Tous les détails dans les trois séquences podecast ci-dessous. |
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28-07-2005, 12:38:26 Brice
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| 27-07-2005 |
DEGÜELLO |
ZZ Top, ce n'est pas seulement deux gars avec des barbes en forme de tapis persan accompagnés par un type qui s'appele Barbe (ou presque Frank Beard) mais qui n'en porte pas (marrant non ?). ZZ Top, c'est, enfin, c'était le groupe de blues boogie le plus talentueux du pays de l'Oncle Sam (avant "Gimme your loving", au demeurant sympathique, et ses ersatz) . Mais pas trop ma tasse de thé dans les années 70. Jusqu'à ce soir de 1980 et de zapping désoeuvré (on venait d'installer dans ma région le câble) où sur une chaîne allemande était diffusée l'émission Rockpallast. Soixante minutes de concert de ZZ Top. Je suis resté bouche bée devant le poste. "I thank you", "Cheap sunglasses", "I'm bad, I'm nationwide" et l'incroyable "Fool for your stockings". Révélation. J'ai acheté tous leurs 33 tours en quelques semaines. La musique du trio m'était devenue et restera indispensable. Degüello est, de loin, le meilleur opus de ZZ TOP. Il s'achète et s'écoute les yeux fermés pour le son, les solos de guitare et ce mariage unique dans l'histoire du rock entre le blues et la technologie des studios. |
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27-07-2005, 21:09:06 Brice
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WHO'S NEXT |
Définitivement le meilleur album des Who. Un monument tout en béton armé (référence pochette au monolithe de "2001, odyssée de l'espace") et en finesse, comme les albums de Led Zeppelin à l'époque (la comparaison n'est pas vaine vu l'amitié qui liait les membres des deux groupes). "Who's next", le "suivant des Who", succède à un chef d'oeuvre, Tommy, le double concept album composé par Pete Townshend en 1969. Ce disque, qui n'en est qu'au début de sa légende, porte le quatuor au sommet de la hiérarchie du rock de l'époque. Les hippies planent au son de "See me, feel me" sur fonds d'histoire psychédélique et hallucinée de ce gamin sourd, aveugle et muet, champion du flipper (Pinball wizard). Donner un successeur à une oeuvre majeure est difficile. Comme ce fut le cas pour Brian Wilson avec "Smile" (le successeur du Pet Sounds des Beach Boys qui ne vit jamais le jour avant l'année dernère), Pete Townshend s'enlise dans la création du nouvel album des Who, "Lifehouse". Trop d'ambition. Trop d'alcool. Trop de virées. Trop de tout. Réflexe salvateur, il aligne quelques chansons qu'il arrange sur des synthés, sa nouvelle folie. Naissent alors des chansons d'anthologie comme "Baba O'Riley", "Bargain", "Behind blue eyes" (extraordinaire ballade) et surtout "Won't get fooled again". Les Who, comme les Rolling Stones, entrent avec cet opus remarquable dans les années septante, alors que leurs grands frères Beatles et Beach Boys n'ont pas franchi le cap. |
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27-07-2005, 20:28:41 Brice
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| 26-07-2005 |
THE SONG REMAINS THE SAME |
Le double live de Led Zeppelin porte le nom de la plage générique de "Houses of the holy", tournée sur laquelle fut enregistré cette prestation publique à Madison Square Garden. A l'époque de sa sortie, il a beaucoup déçu. Probablement à cause de la deuxième face entièrement occupée par l'interminable Dazed and confused. Mais à part ça, mes amis, quel disque! Les versions de Stairway to heaven, No quarter, Rock'n'roll et Whole lotta love sont parfaites de cohésion, de virtuosité et d'improvisations. La récente édition du DVD et du CD live le prouvent à l'envi : LED ZEP était en 1973 au sommet de son art, la formule la plus aboutie de ce que le rock'n'roll fut dans les années septante. |
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26-07-2005, 22:06:37 Brice
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IF YOU WANT BLOOD |
Un des live les plus percutants, explosifs de l'histoire du rock. Deux faces, dix titres. Un boogie effréné, un chanteur-leader en pleine possession de ses moyens. Quarante-cinq minutes de bonheur. Les riffs d'intro de Riff raff et Whole lotta rosie sont entrés dans la légende. L'époque bénie d'AC/DC. Elle s'est malheureusement arrêtée avec la disparition de Bon Scott. Ce que le groupe a fait après était bien parfois très bien mais la magie particulièrement présente dans ce live n'y était plus. Quand il est sorti, en 1978, il fut jugé comme le brûlot le plus incendiaire de l'histoire. 37 ans plus tard, cela peut faire sourire au rayon de la violence mais pas au niveau du talent. |
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26-07-2005, 21:54:44 Brice
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| 25-07-2005 |
WHATEVER YOU WANT |
A l'époque des boums et des joyeux concerts à Forest National, Status Quo a fait notre bonheur à tous. C'était l'époque où on pouvait toujours entendre dans les soirées dansantes AC/DC et Status Quo entre Earth, Wind & Fire et Kool & the Gang (loin encore le temps de la techno et la house). Bonheur. Cela faisait quelques années qu'on connaissait le Quo dans la cour des collèges grâce à des titres comme Down down ou Caroline. Avec Rockin' all over the world et, en 1979, Whatever you want, Status Quo quitte le giron des amateurs de hard rock pour devenir la propriété du grand public. Ils deviennent connus de tous même si ce sont les fans de la première heure qui continuent à acheter leurs albums. |
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25-07-2005, 13:25:29 Brice
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BREAKFAST IN AMERICA |
Le grand souvenir de l'époque bénie de mes 17-18 ans. Dernière année d'humanités, bientôt l'aventure de l'univ' et Radio cité qui diffuse "The logical song" et "Breakfast in America". Les années 80 commencent comme le chante Jonasz à ce moment. Il a raison : plus rien ne sera jamais pareil dans le monde du rock'n'roll. Les disques seront plus efficaces mais moins artistiques, plus vendables mais moins émouvants, plus courts mais moins forts. Breakfast in America est à cette image : très réussi, très chantant, imparable mais musicalement moins intéressant que ses prédécesseurs. On ne l'en écoutera pas moins jusqu'à l'usure. Les années 80/succès/45tours commencent. |
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25-07-2005, 13:12:47 Brice
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COMMUNIQUE |
Paru quelques mois plus tard, le petit frère du précédent. Indissociable. Le concept de la pochette est d'ailleurs identique si ce n'est que le bleu est beaucoup plus marquant (pour les filles à l'époque, du moins c'est ce qu'on croyait). Au niveau de la platine, il y avait, bien sûr, Lady Writer qui a trourné, et tourné et tourné. |
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25-07-2005, 06:44:50 Brice
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| 24-07-2005 |
DIRE STRAITS |
L'époque de l'unif pour moi. La découverte de Dire Straits dans les kots du vieux Namur sur des radiocassettes (le CD, c'est pas pour tout de suite). Dire Straits, c'était différent ce qu'on pouvait entendre à ce moment : Dylan perçait rarement l'univers des jeunes francophones à la fin des années 70. Comme pour U2 (et plus tard R.E.M.), j'allais pendant les années suivantes assister à l'ascension d'un groupe que j'avais découvert dès le début mais parmi tant d'autres. J'allais même en vendre des camions puisque ma passion du rock m'a amené à jober dans un magasin de disques aujourd'hui disparu mais cher à tous les anciens louvanistes. Et j'étais très loin de me douter qu'un jour je me retrouverais seul avec Mark Knopfler dans une chambre d'hôtel et qu'il me dirait "do you want some tea, Brice ?" |
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24-07-2005, 14:12:48 Brice
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| 23-07-2005 |
COMBAT ROCK |
Je me demande pourquoi nous avons tous été déçus lorsque cet album est sorti. Critiques comme public. En le réécoutant aujourd'hui, il est évident que ce disque est plus fort que Sandinista (son prédécesseur). Le titre de l'album parle de lui-même, il s'agit de plus de militantisme (pro tiers et quart monde) mis en musique afrorock dub'ska que de rock'n'roll. Que de chemin parcouru en cinq années depuis l'époque du furieux hymne punk "white riot" ! Combat Rock, qui contient les deux énormes classiques "Should I stay or should I go" et "Rock the casbah", recèle de nombreuses perles comme "Death is a star", "Red angel dragnet" ou encore les 45 tours "Straight to hell" et "Know your rights". A cette époque, Clash est devenu le groupe le plus populaire des Etats-Unis (ils jouent dans des stades et donnent la moitié de leur énorme cachet à des associations locales). Joe Strummer hurle à la fin de chaque concert "si on vous demande de vous engager pour faire la guerre, n'y allez pas !". Malheureusement, le militantisme a ses limites que Clash ne voudra plus franchir : ce sera le dernier album du groupe (hormis le vain retour manqué quelques années plus tard). Dommage. |
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23-07-2005, 21:32:43 Brice
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MUSIQUE CONTEMPORAINE |
Une clé (essentielle) pour aborder le rock depuis le Sgt Pepper des Beatles jusqu'aux seeds of love de Tears for Fears, c'est la musique contemporaine. Des groupes comme Yes, ELP, Deep Purple et des dizaines d'autres ont été en phase avec ce que la musique dite sérieuse fournissait dans son avant-garde. Par exemple, dès 1967, le mouvement central et final de la chanson "A day in the life" des Beatles pompe son atonalité dans les 5 pièces d'orchestre de Schönberg, King Crimson trouve ses références répétitives chez des compositeurs comme Gyorgi Ligeti ou Steve Reich. Si vous êtes amateur de rock des années septante et que vous n'avez jamais touché au classique, je vous conseille ce disque : "La nuit transfigurée" d'Arnold Schönberg dans cette superbe version de Barenboim (à la rigueur celle de Karajan mais attention pas une version pour orchestre de chambre). Elle vous ouvrira des portes insoupçonnées. |
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23-07-2005, 20:27:31 Brice
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| 21-07-2005 |
TIME AND A WORD |
Mon premier et définitif rendez-vous avec Yes. Mon frère pose le 33 tours sur la platine. No oppotunity necessary. Premiers accords d'orgue de Tony Kaye. No experience needed. Totale énergie. La basse vrombit, la batterie cavale, la guitare s'envole sur fond de grand orchestre. C'est du rock'n'roll endiablé mais c'est plus fou et plus beau que ce qui se faisait à l'époque. La suite du disque est du même accabit. Jazz. Rock. Classique (mais du contemporain à la Schönberg). Et puis cette voix. John Anderson. Plus jamais Yes ne refera un album comme celui-là. Changement de guitariste, de batteur et de claviériste. Bien sûr, les albums suivants seront essentiels : Close to the edge, Fragile, Tales, etc. Mais il y a une grâce, une énergie, une touche de génie phénoménales dans ce très beau disque que les années n'ont pas altéré. |
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21-07-2005, 14:05:30 Brice
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TRESPASS |
Je garde une trendresse et une fascination particulières pour cet album de Genesis. Découvert bien après des disques comme "Wind and withuring" ou "The Lamb", je l'ai cependant trouvé fascinant. Typiquement britannique. Gris comme un jour de pluie sur un cottage. Etrange comme l'Ecosse médiévale. La pochette contient tout ce qu'il faut pour faire rêver un ado même attradé (comme Proust qui aurait adoré sûrement). Pour la petite histoire, c'est le dernier 33 tours (déjà) avec Anthony Philips, fondateur du groupe et aussi le dernier sans Phil Collins. Paru en 1970, il constitue l'archétype de ce que Genesis va créer dans les années à venir et ce, dès les premières secondes de "Looking for someone". C'est le disque d'un Genesis encore jeune et toujours proche de la récente génération des King Crimson, ELP et Yes. Mais il s'est déjà forgé une identité à l'image de son leader Peter Gabriel. |
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21-07-2005, 13:48:33 Brice
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| 19-07-2005 Santana |
CARAVANSERAI |
En 1972, Santana fait son plongeon dans l'univers du jazz-rock avec un bonheur total. Encore accompagné par Neil Schon et Michael Schrieve (qui vont peu de temps après former Journey) Carlos livre un album de la beauté pure des oasis, un classique du rock planant et du jazz fusion. On avait compris qu'il adhérait complètement à la démarche de Miles Davis (écoutez-le parler de Bitches Brew dans le reportage sur Miles paru il y a peu chez Eagle Vision !) auquel il apporte mélodie et rythmes latinos, bref sa propre touche. Les yeux rivés sur cette fascinante pochette (ce bleu indicible et cette caravane-mirage mystérieuse !) j'ai passé des heures à écouter ce vynile, pénétrer chaque instant musical accroché à toutes les notes, suspendu aux improvisations de ces jeunes virtuoses. C'est et cela reste même après toutes ces années du grand art, témoignage d'une époque où l'on enregistrait de la musique avant de penser au produit. Résultat : frissons et décharges somptueuses à chaque re-découverte de ce disque de légende. |
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19-07-2005, 23:39:02 Brice CARANVANSERAI CARLOS SANTANA DISCOGRAPHIE DISCOGRAPHY SANTANA Commentaires (2) |
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| 18-07-2005 |
NOUVEAU |
Afin de mieux profiter de ces souvenirs musicaux, je suis entrain de réaliser un mix d'extraits de chaque album chroniqué. Les 4 premiers sont déjà réalisés. Vous n'avez qu'à cliquer sur le bouton situé en dessous de la pochette du disque et c'est parti pour 4 minutes qui vous donnent un aperçu du 33 tours concerné. |
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18-07-2005, 20:26:14 Brice
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| Pink Floyd |
WISH YOU WERE HERE |
Je rentre de vacances et cela me fait penser qu'il y a trente ans je découvrais ce disque en Espagne dans la voiture du père d'un copain. Il s'agissait d'une cartouche préenregistrée, ce système américain de bandes 4 ou 8 pistes, je ne sais plus (je ne comprenais rien à cette succession de pistes et ne m'y suis jamais inétressé d'ailleurs vu qu'il a disparu). Enfin, à y repenser, ces cassettes avaient un certain charme. Pour en revenir à la musique, dois-je vous préciser que l'effet du morceau "Shine on your crazy diamond" fut immédiat ? Cette longue intro planante nappée de synthés et cette guitare aérienne, comment ne pas être captivé ! Le ciel était tellement bleu que mon frère et moi ne nous sommes même pas rendus compte que cet album de Pink Floyd était sombre comme le cafard ("Welcome to the machine", "Have a cigar"). Si la musique peut s'associer à merveille à un bon moment (comme les vacances ou la jeunesse), Pink Floyd avait, lui, le don de les créer. |
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17-07-2005, 15:18:35 Brice discographie discography PINK FLOYD Commentaires (8) |
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| 08-07-2005 |
IN THE COURT of the CRIMSON KING |
Ce disque a influencé TOUT LE MONDE à l'époque. De Yes à Deep Purple, de Genesis à ELP (groupe que rejoint Greg Lake un an plus tard), de Led Zeppelin à Santana (peut-être pas Elvis qui était déjà à Las Vegas ;o). Plus encore, si vous découvrez aujourd'hui un titre comme "21st century schizoid man", vous aurez du mal à croire que cette chanson est parue en 1969 tellement elle est actuelle. Signe des temps, cette année-là paraissait le "Bitches brew" de Miles Davis. Après ces deux disques, la musique rock va radicalement changer : on entrera dans l'ère des virtuoses de l'interprétation et de la composition, une époque où les groupes sortiront au moins un album par an débouchant à chaque fois sur de nouveaux horizons. A noter que l'album suivant (In the wake of Poseidon) sera assez faible et que les suivants (sans Greg Lake mais avec John Wetton) seront dans les années 70 plus froids, plus expérimentaux et essentiellement basés sur la guitare de Robert Fripp, donc différents. Enfin, pour la petite histoire, c'est au cocktail de lancement de ce disque que le jeune Bowie qui vient d'abandonner la chanson rencontre la personne qui lui fera sortir son Space Oddity (très king crimsonien d'ailleurs). IN THE COURT OF THE CRIMSON KING |
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08-07-2005, 20:52:08 Brice
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HEARTBREAKER |
Celui-là, je l'ai écouté à genoux du premier au dernier millimètre des deux sillons. Free, c'était bien sûr avant tout "Fire and water" avec son tube "All right now". Avec Heartbreaker, le quatuor (enfin sur cet album, on ne sait plus très bien car il y a eu un tel va-et-vient de personnel) franchit une étape décisive en abandonnant le blues rock basique. Une magie perpétuelle se dégage de ces huit titres : on passe avec une unité sonore étonnante du rock carré (Wishing well) au folk (Tavellin in style) en passant par le rock épique (Seven angels, Heartbreaker) et la ballade country (Muddy water). On peut être triste que cet album sonnât le glas de Free mais on se console en sachant qu'il allait donner naissance à Bad Company (le plus américain de tous les groupes anglais) dont on retrouve ici déjà tous les ingrédients. |
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08-07-2005, 14:21:32 Brice
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| Bowie |
HUNKY DORY |
J'ai mis des années à me rendre compte que Hunky Dory était mon album préféré de DAVID BOWIE. Une première face accoustique et une deuxième plus nerveuse. Onze perles dont les classiques "Changes", "Oh you pretty things" et "Is there life on Mars?". Ce disque est un océan de finesse avant le déchaînement hard rock de Ziggy Stardust qui allait faire de Bowie une star mondiale (et tapageuse). Si la première face est très intimiste, riche et infiniment mélodique, la seconde vaut son pesant d'or avec Song for Bob Dylan et Queen bitch (l'ancêtre du punk rock cinq ans avant les Damned et les Pistols). Et n'oublions pas "Andy Warhol". Dans une interview que j'ai diffusée sur antenne il y a cinq ans, Bowie nous confiait qu'il avait débarqué à New-York avec son album sous le bras. Encore méconnu à l'époque, il avait quand même réussi à rencontrer Warhol. Il lui fit écouter son hommage qui n'eut pas l'heure de plaire au patron de la Factory (et pourtant, quel beau titre !). "Heureusement, il a beaucoup aimé mes chaussures (jaunes à plateformes). Cela nous a au moins donné un sujet de conversation !" |
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08-07-2005, 14:02:42 Brice
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| Rock Legends |
BERLIN |
Nietszche a écrit que lorsque le beau approchait le sublime, il comportait une part d'horrible. Sublime est l'adjectif qui convient à ce troisième et classique album solo de Lou Reed. Après avoir été avec son Velvet Underground le balladin des trottoirs du New-York du bout de la nuit, Lou Reed atterit à Berlin après un passage Transformer sur Londres qui avait donné "Perfect day" et "Walk on the wild side". "Berlin" est le genre d'album que toutes les authentiques rockstars rêvent d'avoir pondu. Disque maudit à sa sortie dû au côté excessivement morbide de l'histoire qu'il raconte, ce concept album est musicalement un des plus beaux du genre. Est-ce un hasard si son producteur n'est autre que Bob Ezrin, futur ordonateur de "The wall" et de nombres de disques de Kiss, Elton John et Alice Cooper. Indispensable. |
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08-07-2005, 00:53:45 Brice
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| Rock Legends |
SPECTRES |
BLUE OYSTER CULT est un groupe injustement oublié (alors que ses membres ne se sont jamais séparés). Son influence sur le rock américain fut considérable dans les années 70 et leur succès fut planétaire entre 1976 et 1982. Après trois premiers albums gothiques mais remarquables et un double live absolument fascinant, le Cult abandonne le registre purement métal et s'offre un tube planétaire avec "Don't fear the reaper". La formule qui marie littérature fantastique, science-fiction et rock'n'roll est maîtrisée lorsqu'ils enregistrent "Spectres" l'année suivante. Une vraie merveille qui outre les classiques Godzilla et E.T.I. ne comporte aucun temps mort. Sur chaque face de l'album, le quintette varie les ambiances musicales musclées (R.U. Ready 2 rock, Godzilla) et les atmosphères inquiétantes et éthérées (Nosferatu, Death valley nights), tout en ne perdant jamais le fil de la mélodie. C'est là l'éternel miracle de BÖC. A écouter le soir de préférence, mais cela, vous vous en doutiez. |
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08-07-2005, 00:36:07 Brice
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| 07-07-2005 Rock Legends |
TARKUS |
Est-ce du jazz, du rock ? En tout cas, ce deuxième album d'Emerson, Lake & Palmer n'a laissé personne indifférent. On a détesté. Mais on a surtout adoré comme ces centaines de milliers de jeunes (dont je fus et suis toujours) qui sont devenus inconditionnels de ce rock'n'roll sans guitare. ELP mélange avec bonheur la musique classique contemporaine, le jazz, le rock et aussi l'humour (anglais, bien sûr, dont ils ne se départiront jamais). Ceux qui n'ont jamais pris la peine de se pencher sur leur musique les ont trouvé pompeux alors qu'ils ne se sont jamais pris au sérieux. Cela ne les a pas empêché de remplir le stade olympique de Montréal en 1977 (comme Pink Floyd). En 1971, ELP sort ce disque hors norme dont le titre générique occupe toute la première face et la première plage de la seconde. Impossible de le qualifier. On ne peut décrire l'indicible et le sublime. |
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07-07-2005, 17:12:07 Brice
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| Genesis |
SECONDS OUT |
C'était l'époque où on se mettait la tête entre les baffles avec le volume à fond. Ca faisait du bien. Spécialement les envolées basse-batterie-synthés de Genesis sur ce mythique double labum live. A ce moment-là, on avait très peu entendu parler de Peter Gabriel. Son album solo allait seulement sortir et les premiers albums de Genesis n'étaient pas encore parvenus jusqu'à nous dans cette magnifique contrée branchée rock qu'est la région du centre en Belgique. Si t'avais pas pioché par hasard l'album chez un disquaire ou si t'avais pas un copain de classe pour te parler de "Selling England" ou de "Foxtrot", Genesis, no lo se. Et comme moi, j'en étais encore à écouter Max Meynier sur l'oreiller le soir ... (Pierre, si tu me lis, désolé, il n'y avait que les longues ondes sur ma petite radio). Ce disque (qui propulsa Genesis pour la première fois en tête des charts) fit donc son entrée à la maison sous le bras de mon frère et atterit sur sur sa Dual 601 (qui fonctionne toujours aussi bien). Et là, ouf. Le mur du son. Dès le premier titre, Squonk ("comment ça se prononce en anglais?") la partie était gagnée. Nous n'allions plus nous quitter. Vingt-huit ans plus tard, "Seconds Out" reste indubitablement du Genesis au sommet de son art. La suite de la carrière apportera encore de belles choses mais plus rien d'aussi passionant et envoûtant. A ce titre, "Seconds Out" est un merveilleux résumé de la période "magique" de Genesis. |
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07-07-2005, 16:11:15 Brice
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| Pink Floyd |
DARK SIDE of the MOON |
Tout commentaire sur le contenu artistique de ce 33 tours serait superflu et prétentieux. Je regrette. Je regrette d'avoir mis les autocollants sur des classeurs et punaisé le poster avec les pyramides sur le mur. Le disque est un peu usé aussi (vivent les rééditions CD) "Dark side" (et les trois albums suivants de Pink Floyd), c'est un pan entier de ma jeunesse. J'ai demandé il y a quelques semaines à mes deux garçons (15 et 17 ans) de l'écouter. J'étais curieux de savoir s'ils ne trouveraient pas ringards les effets sonores à l'époque inédits et aujourd'hui tellement banalisés. J'en ai eu pour mon argent : ils l'ont mis en boucle. |
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07-07-2005, 16:10:06 Brice
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| Beatles |
REVOLVER |
Le premier 30 centimètres que j'ai acheté, en communauté fifty-fifty avec mon frangin (qui avait quatre ans de plus que moi). A cet âge-là, on est loin de se douter que ce disque a été l'initiateur de la grande révolution de la chanson pop en 1966. Avec le recul, je me dis que j'aurais aimé avoir été un rock critique au Rolling Stone magazine posant ce disque sur sa platine pour la première fois. Qu'aurais-je écrit, ressenti, deviné ? Nul doute que des plages comme "Tomorrow never knows" ont du interpeller, déconcerter les intellos et le grand public. Mais qui aurait pu deviner qu'après Revolver, rien ne serait plus pareil. Quatre jeunes gars sans éducation issus de la banlieue de Liverpool, devenus LE groupe à minettes le plus bruyant du début des années 60 basculent soudainement dans l'expérimentation et la cérébralisation de la chanson à une époque où cela n'existe même pas. Qui plus est, le premier titre du disque, Taxman, est une chanson contestataire, un rock bien dur dû à la plume et porté par la voix de George Harrison. Nous, ce 33 tours, une fois ramené à la maison, on s'est contenté de le tourner jusqu'à ce qu'on voit à travers les sillons : c'était simplement une succession de morceaux rapidemment devenus indispensables sur lesquels on se limitait à apprendre les paroles tant bien que mal et à reconnaître qui chantait. Les temps ont changé. Nous aussi. |
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07-07-2005, 10:28:53 Brice
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| Rock Legends |
TALES OF MYSTERY AND IMAGINATION |
... EDGAR ALLAN POE. Quand on a 15 ans et qu'on découvre Edgar Poe à travers ses histoires extraordinaires (titre inventé par Baudelaire mais je ne le savais pas encore à ce moment), nos rêves romantiques sont imprimés par la scène de la jeune fille sortie de son tombeau dans la "Chute de la maison Usher". Claude Debussy avait été aussi impressioné en son temps et avait traduit cette nouvelle en musique : une oeuvre qui resta inachevée. Allan Parsons décida en 1975 de terminer cette oeuvre à sa façon. En compagnie de quelques artistes, il forma un groupe qui connaîtra un succès immense pendant une dizaine d'années. Ce premier album est, comme les histoires de Poe, magique. Comme ses successeurs, il est basé sur un thème issu de la littérature. La formule est déjà au point : un son et des arrangements exceptionnels (il a travaillé sur Atom Heart Mother, Abbey Road et Dark Side of the Moon), des chansons et des ballades rock symphoniques et des instrumentaux. C'était le disque idéal que l'on écoutait dans nos chambres en lisant des romans fantastiques, de science-fiction (mais cela convenait aussi à des livres de Proust), sauf qu'à l'époque, il fallait se relever toutes les vingt minutes pour retourner le disque. |
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07-07-2005, 10:16:11 Brice
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| Queen |
NEWS OF THE WORLD |
C'est encore l'époque des juke box. "We will rock you" en face A et "We are the champions" en face B héritent systématiquement de nos pièces de 5 francs. C'est l'époque des cars pour Forest National pour aller voir Queen et taper des pieds sur les gradins pendant les rappels. Freddy Mercury n'a pas encore de moustache. Les quatre membres de Queen sont nos héros. Ils sont plus beaux qu'Alice Cooper et Kiss, plus accessibles que Led Zep et plus "ensemble" que les Beatles. Après avoir passé deux années à genoux devant ma platine dual à user les sillons de "A night at the opera" (assez déçu dans l'ensemble par "A day at the races"), voici venu le temps DU Queen définitif, parfait. Outre les deux titres précités, que dire de ce que des chansons comme "Get down, make love" ou encore "It's late" ont provoqué sur mon âme d'adolescent. Pire : 28 ans après, quand je les passe en radio, je les trouve toujours aussi actuels. Après "News of the world", Queen va perdre de sa superbe et gagner des ventes. Un des prémices de la fin des seventies. |
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07-07-2005, 00:51:11 Brice
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| Rock Legends |
HUGHES & THRALL |
Ce disque culte et définitif paru au début des années 80 figure dans la discothèque de nombreux amateurs de rock et à commencer dans celle de Bon Jovi, assurément. Lorsque Deep Purple fit peau neuve en 1974 et publia le classique "Burn", ce fut grâce à la voix de David Coverdale mais aussi et surtout grâce la voix et la basse de Glenn Hughes. Il ne fallait pas être mélomane pour se rendre compte que le second vocaliste était supérieur au premier. Après le split de Deep Purple en 1976, ce sera le black out pour Glenn Hughes et puis soudain, en 1982 : ce disque. Un 33 tours en duo avec le guitariste de Pat Travers (Pat Thrall) qui reste encore aujourd'hui un météore dans l'histoire du rock. 2 faces et 9 titres d'exception d'une incroyable alchimie entre le rock musclé, la mélodie imparable et une technique vocale unique, surprenante. Ce monument de la chanson rock qui restera sans suite n'a pas pris une ride. J'ai beau avoir écouté ce disque mille fois, je frissone à chaque couplet, chaque refrain sous les vocalises blues et indubitablement soul de Glenn Hughes avec la certitude que personne avant ce disque (et personne après non plus) n'a jamais chanté comme ça. Après avoir acheté ce CD, tous les disques de hard rock californiens vous sembleront fades. Réfléchissez donc avant d'en faire l'acquisition. |
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07-07-2005, 00:30:22 Brice
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| Ecoutez les années 80 |
Depuis votre pc, tout simplement... écoutez la crème des crèmes des eighties !
Tous les tubes qui vous ont fait danser mais aussi des titres moins connus que vous prendrez plaisir à réentendre. Pour accéder à Nostalgie 80, cliquez sur  |
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| Sites et blogs de Nostalgie |
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| Je suis entrain d'écouter en boucle |
| le Box CD de Miles DAVIS : "The complete On the corner sessions (1972-75)". Plus de six heures d'enregistrement de cette époque bénie où Miles et son groupe fusionnaient, révolutionnaient le jazz, le rock, la world et la musique contemporaine. |
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